La réforme du système de santé américain amène les hôpitaux à utiliser les big data pour améliorer leur efficacité. Laboratoires pharmaceutiques, assureurs ou organismes de sécurité sociale, tous les acteurs du secteur de la santé sont concernés et ont tout à gagner à analyser les données dont ils disposent.

S’ils veulent conserver le niveau actuel de remboursement par l’assurance maladie, les hôpitaux américains doivent réduire le taux de réadmissions. Autrement dit, ils doivent améliorer leur efficacité, mieux coordonner les soins et suivre leurs patients, numériser les tâches administratives… Autant d’améliorations qui permettraient aux seuls Etats-Unis d’économiser entre 300 et 450 milliards de dollars selon une évaluation du cabinet McKinsey.

Les big data jouent un rôle essentiel pour aider les établissements à atteindre leurs objectifs. Grâce à l’analyse de grands volumes de données sur les centaines de milliers de patients soignés depuis des années, leurs pathologies, les traitements qu’ils ont reçus, leurs réactions, etc. ces technologies permettent, par exemple, de personnaliser les parcours de soins, de mesurer l’efficacité des traitements contre le cancer et même de constituer des équipes de blocs plus efficaces !

L’apport des big data concerne également les laboratoires pharmaceutiques qui peuvent ainsi explorer rapidement les hypothèses d’assemblage de molécules et évaluer leur potentiel à aboutir à la création de médicaments. Ces technologies contribuent aussi à la lutte contre la fraude à l’assurance maladie, comme c’est le cas en Italie où les arrêts maladie sont rapprochés des messages publiés sur les réseaux sociaux… La France n’est pas encore aussi avancée, car les informations relatives à la santé sont – à juste titre ? – considérées comme sensibles.